26.09.2006
Jamel Debbouze au chevet des expulsés
Depuis un mois, les soutiens aux « 1 000 de Cachan » se succèdent. Lundi, c’est Jamel Debbouze, Samy Naceri et Rachid Bouchareb qui leur rendaient visite.
Le chant des femmes a retenti, lundi, dans le gymnase de Cachan. C’est qu’elles recevaient la visite d’invités surprises, et de marque : les comédiens Jamel Debbouze et Samy Naceri, accompagnés de Rachid Bouchareb, réalisateur du film Indigènes dont ils partagent l’affiche. « On veut des papiers, on veut un logement ! » ont-elles scandé en se regroupant autour des trois hommes, tout sourire, qui battaient la mesure en frappant dans leurs mains. La nouvelle se propage à tout le gymnase. Chacun brandit son téléphone portable pour immortaliser le moment, et pose, rempli de joie, au bras de ses idoles. Soumahoro Issoufou, porte-parole du collectif des « 1 000 de Cachan », les invite à le suivre. Comme l’humoriste qui fait mine de sortir de scène, Jamel se retourne soudain, juste avant de franchir la porte, et hurle : « On veut des papiers, on veut un logement ! » et provoque applaudissements et rire collectif. Le chant des femmes reprend en choeur.
Puis c’est dans une atmosphère plus intimiste qu’ils ont rencontré les six grévistes de la faim. Affaiblis par vingt-huit jours de jeûne, ils n’en ont pas moins accueilli chaleureusement les acteurs : « C’est bien que vous veniez, ça remonte le moral à tout le monde ici. » « C’est une incroyable leçon d’humilité que vous donnez à la France », répond Jamel en leur serrant la main. On les convie à partager un coin des matelas qui jonchent le sol du vestiaire. Un comité, attentif et restreint, prend place autour d’eux. Alors chacun, posément, murmurant presque, expose aux trois hommes ce qu’est depuis un mois le quotidien du gymnase. Les problèmes que tous rencontrent, la promiscuité qui fait naître des conflits dans la grande salle où dorment femmes et enfants, les maladies qui touchent les plus fragiles et leur mauvais accès aux soins. Visiblement émus, Jamel, Samy et Rachid hochent la tête, silencieux.
« On a affaire à un pouvoir qui est sourd, explique Soumahoro Issoufou. Une politique est mise en place pour nous étouffer, pour que nous acceptions l’inacceptable. » « Concrètement, qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ? » demande Jamel. « Exercer une pression au sommet de l’État, répond le porte-parole des "1 000". Le président Chirac ne s’est jamais prononcé. C’est un test avant les élections de 2007. » Personne ne dit plus rien. Le regard dans le vide, tous semblent chercher la solution tant espérée au problème. « On nous dit que les expulsés sont des sans-droits, poursuit Soumahoro. Pourtant, mêmes ceux qui n’ont pas de papiers payent des impôts ! » « Comment ? s’indigne soudain Rachid Bouchareb. Vous voulez dire que l’État accepte leur argent ? » Tous confirment. « Mais dans quel pays vit-on ? »
« On va faire de la télé pour la promo du film : on va parler de vous, on va le gueuler à qui veut l’entendre ! » concluent les trois hommes. Puis, après avoir embrassé tout le monde et eu un petit mot pour chacun : « On est venus vous dire qu’on est de tout coeur avec vous. Si ça chauffe, appelez-nous, on viendra avec des fourches ! »
l Demain, dans l’Humanité Dimanche, entretien avec les cinq acteurs d’Indigènes.
Sarah Kerjean
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-09-20/2006-09-20-836992
17:47 Publié dans 100% les meilleur de jamel , film jamel debbouze , jamel debbouze biographie , jamel debbouze blog , jamel debbouze photo et tv , spectacle debouze | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jamel
01.06.2006
J@Mel SKECH

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,(_).
-"-
Durant la Cérémonie de remise des prix, Roschdy Zem a déclaré :
"J'ai une pensée pour les soldats que nous avons représentés dans le film, qui n'ont pas eu de récompense. C'est à eux que je dédie ce Prix. Je voudrais remercier notre Pedro à nous, Rachid Bouchareb. Je ne sais pas si vous nous aimez, nous on vous aime très fort."
.(¯`*'¯).
`*.,.*'
"Pour ma part, ce film représente le désir de toute une génération, en tout cas la mienne et j'espère aussi de bon nombre de celles qui nous précèdent, du besoin de retrouver sa mémoire, son histoire. C'est un grand cri d'amour envers les uns et les autres."
.(¯`*'¯).
`*.,.*'
"Depuis tout petit, je suis allergique à l'injustice et au mensonge. Quand on m'a proposé ce projet, je trouvais qu'il y avait plein de choses à dire, et j'étais ravi. Si j'avais été directeur de casting, je ne sais pas si je me serais pris... J'aurais des gens connus comme Vincent Cassel, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil. Ils m'ont accordé cette confiance, ils m'ont toujours témoigné un respect tellement inouï. Ce film a été une leçon à la fois artistique et humaine très forte. La preuve, je suis là aujourd'hui. Merci beaucoup, à Rachid et à toute la bande."
.(¯`*'¯).
`*.,.*'
"Je voulais savoir s'il n'y avait qu'un seul Prix pour des raisons d'organisation... Parce que je vais le garder, c'est sûr ! Je voulais remercier bien évidemment Rachid Bouchared, Jean Bréhat le producteur, je voulais souligner son travail. Bien sûr les acteurs, en particulier Samy Naceri qui n'a pas pu être là ce soir pour des raisons techniques. Je voulais remercier Khaled pour la musique, je voulais remercier Bertrand Labbé qui m'a fait passer du RMI à l'ISF. Il y en a plein comme ça que je dois remercier. Du fond du coeur, merci à Ahmed, à Django Jack qui sont dans la salle, Julie, Françoise, toute l'équipe technique du film. Je tiens absolument à remercier Michel Poniatowski pour la carte de séjour. Sans lui, mon père n'aurait pas pu entrer en France. Bien évidemment Monica Bellucci que je vais remercier, Samuel L. Jackson, Elia Suleiman, Henri Leconte. (rires) Je voulais absolument remercier la Terre entière. C'est mon premier Prix d'interprétation de toute ma vie, j'espère que ce n'est pas le dernier. Je me battrai pour ça. Je remercie tous les mecs du 19ème arrondissement, ceux du 93. Je remercie absolument Michel Rocard pour le RMI. On voulait finir en beauté en chantant l'hymne des tirailleurs algériens, sénégalais, pieds noirs qui étaient en première ligne durant cette Seconde Guerre mondiale..."
Et Jamel Debbouze d'ajouter lors de la conférence de presse des lauréats :
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21:19 Publié dans spectacle debouze | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J@Mel SKECH

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Durant la Cérémonie de remise des prix, Roschdy Zem a déclaré :
"J'ai une pensée pour les soldats que nous avons représentés dans le film, qui n'ont pas eu de récompense. C'est à eux que je dédie ce Prix. Je voudrais remercier notre Pedro à nous, Rachid Bouchareb. Je ne sais pas si vous nous aimez, nous on vous aime très fort."
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"Pour ma part, ce film représente le désir de toute une génération, en tout cas la mienne et j'espère aussi de bon nombre de celles qui nous précèdent, du besoin de retrouver sa mémoire, son histoire. C'est un grand cri d'amour envers les uns et les autres."
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"Depuis tout petit, je suis allergique à l'injustice et au mensonge. Quand on m'a proposé ce projet, je trouvais qu'il y avait plein de choses à dire, et j'étais ravi. Si j'avais été directeur de casting, je ne sais pas si je me serais pris... J'aurais des gens connus comme Vincent Cassel, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil. Ils m'ont accordé cette confiance, ils m'ont toujours témoigné un respect tellement inouï. Ce film a été une leçon à la fois artistique et humaine très forte. La preuve, je suis là aujourd'hui. Merci beaucoup, à Rachid et à toute la bande."
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"Je voulais savoir s'il n'y avait qu'un seul Prix pour des raisons d'organisation... Parce que je vais le garder, c'est sûr ! Je voulais remercier bien évidemment Rachid Bouchared, Jean Bréhat le producteur, je voulais souligner son travail. Bien sûr les acteurs, en particulier Samy Naceri qui n'a pas pu être là ce soir pour des raisons techniques. Je voulais remercier Khaled pour la musique, je voulais remercier Bertrand Labbé qui m'a fait passer du RMI à l'ISF. Il y en a plein comme ça que je dois remercier. Du fond du c
