28.09.2006
Indigènes vs Il faut sauver le soldat Ryan

D’un assaut d’une position montagneuse stratégique qui fait écho au débarquement du 6 juin à la défense d’une petite ville alsacienne délabrée face aux soldats allemands (qui rappelle furieusement le climax final de Ryan) en passant par un soldat sniper (Roschdy Zem vs. Barry Pepper) qui connaissent (attention spoiler) la même fin, il y a matière non pas à polémiquer (quand l’influence est aussi bien digérée et aussi brillamment retranscrite) mais à s’interroger : Indigènes – Il faut sauver le soldat Ryan : même combat…cinématographique ?







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Le gouvernement français a annoncé mercredi, jour de la sortie de ce film qui remet au premier plan le sort des combattants coloniaux, que ces derniers percevraient désormais la même pension que les Français, un "acte de justice", selon le président Jac
e président français Jacques Chirac a reconnu mercredi soir à Bucarest que le film "Indigènes", qu'il a visionné avant sa sortie en salle, avait accéléré sa décision d'attribuer à tous les anciens combattants coloniaux la même pension que les Français.
Le gouvernement français a annoncé mercredi, jour de la sortie de ce film qui remet au premier plan le sort des combattants coloniaux, que ces derniers percevraient désormais la même pension que les Français, un "acte de justice", selon le président Jacques Chirac.
Il n'est pas inexact de dire qu'ayant eu le privilège de voir avant sa sortie le film 'Indigènes', j'ai été particulièrement touché par ce qu'il exprimait et la façon dont il l'exprimait", a déclaré M. Chirac lors d'une conférence de presse.
"Cela m'a conduit à accélérer et à annoncer un certain nombre de mesures qui sont légitimes, qui étaient souhaitées par beaucoup et notamment dans la communauté militaire et qui étaient à juste titre revendiquées par les anciens militaires qui avaient combattu à nos côtés pour le drapeau français", a-t-il ajouté.
Il a rappelé qu'il avait demandé au Premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin, "de rompre avec quarante ans de tradition pour faire un premier pas substantiel dans la revalorisation des pensions de l'ensemble des militaires qui avaient combattu et étaient membres de l'ancien empire français".
Le gouvernement a annoncé que quelque 84.000 anciens combattants coloniaux (57.000 au titre des retraites du combattant et 27.000 à celui des pensions d'invalidité) toucheraient à partir du 1er janvier 2007 les mêmes pensions que leurs anciens frères d'armes de nationalité française.
Ce geste, salué en Afrique et au Maghreb, répare ce que les anciens combattants d'Afrique noire, du Maghreb, de Madagascar et d'Indochine vivaient comme une injustice depuis 47 ans. Il constitue un nouveau pas dans la reconnaissance des pages oubliées de l'histoire de France, après les débats sur la colonisation et l'esclavage.
source :http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-28321695@7-37,0.html
00:17 Publié dans jamel debbouze et film Indigènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, ps, sarkozy
Indigènes, un film qui peut apaiser le débat en France sur l'immigration
Le film Indigènes, sorti mercredi en France, peut contribuer à apaiser le débat sur l'immigration en faisant sortir de l'oubli le rôle dans la libération du pays en 1945 de dizaines de milliers de soldats d'Afrique noire et du Maghreb, estiment chercheurs et historiens.
Ce film à grand spectacle primé au dernier Festival de Cannes retrace à travers l'itinéraire de quatre combattants un destin collectif longtemps occulté: celui des quelque 300 000 soldats originaires des ex-territoires français d'Afrique ayant participé aux combats pour libérer la France de l'occupation nazie.
Il a déjà eu des retombées concrètes: à la demande du président Jacques Chirac qui a vu le film en projection privée, le gouvernement a décidé mercredi de revaloriser les pensions des anciens combattants originaires de l'empire colonial français, gelées depuis 1959. Une injustice longtemps dénoncée en vain par certaines associations.
Chercheur sur les questions de l'immigration, Patrick Weil compare cette armée colorée, dont le souvenir ne subsistait que dans un cercle restreint de spécialistes, à l'équipe de France «black-blanc-beur» qui avait un temps transcendé les clivages en remportant en 1998 la coupe du monde de football.
Un an après des émeutes qui ont secoué les banlieues du pays à forte population d'origine immigrée, M. Weil estime qu'un film comme Indigènes peut permettre à des Français originaires de ces territoires, qui ont envoyé leurs ancêtres dans l'armée française, de se sentir reconnus puisque c'est leur participation à l'Histoire de France. «Ça les fait participer à l'héritage commun», résume-t-il.
Les soldats indigènes n'ont eu guère leur place dans la reconstruction de la mémoire nationale après 1945, souligne Claude d'Abzac-Epezy, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris.
Dans la mémoire collective, rappelle-t-elle, la France a été libérée par les Américains, par les résistants et par les Forces Françaises Libres du général de Gaulle.
Mme d'Abzac-Epezy ne parle pas pour autant d'une occultation volontaire du rôle des combattants venus d'Afrique car, dit-elle, l'histoire des armées françaises de la Seconde Guerre mondiale n'a pas toujours passionné les foules.
Réalisateur d'Indigènes, le cinéaste Rachid Bouchareb estime dans un entretien au magazine Historia qu'il existe une autocensure inconsciente mais difficilement compréhensible du rôle de ces soldats.
L'historien Hubert Tison souhaite que le film contribue à une meilleure prise en compte du rôle des troupes indigènes dans l'enseignement français pour rapprocher sur les bancs de l'école des élèves d'origine géographique et de confession différentes à travers des moments forts de notre histoire qui fondent la citoyenneté.
Or, constate-t-il, l'image de ces troupes est populaire et positive dans les manuels scolaires avant 1914, glorieuse et généreuse des années 20 aux années 50, puis floue et plus trouble après 1960 à cause de la décolonisation.
Dans un éditorial, le journal Le Monde saluait mercredi Indigènes comme une oeuvre de réhabilitation qui permet de sensibiliser les Français à un passé colonial dont ils savent peu et, parfois, ne veulent rien savoir.
Et de souhaiter la réalisation d'un autre film aussi dérangeant pour aider les Français à comprendre pourquoi les arrière-petits-enfants des indigènes de 1944 se sentent parfois les indigènes de la République dans certaines banlieues du nord de Paris.
Pour le comédien et humoriste vedette Jamel Debbouze, un des interprètes d'Indigènes, ce film a été fait pour crever enfin l'abcès et pour que les gamins des banlieues retrouvent leur identité. Maintenant, dit-il, on fait partie de l'album familial national.
source :http://www.cyberpresse.ca/article/20060927/CPARTS01/609270915/1017/CPARTS
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460 copies pour Indigènes
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Face à ce rouleau-compresseur débarque sur les écrans Les amitiés maléfiques d'Emmanuel Bourdieu (lire le compte-rendu), Grand Prix de la dernière Semaine de la Critique cannoise. Produit par 4 A 4 Productions, le film aidé par le CNC et la région Ile-de-France est distribué par Les Films du Losange sur 66 copies. Figure également à l'affiche ce mercredi Voiture de luxe du Chinois Wang Chao, vainqueur du Grand Prix de la section cannoise Un Certain Regard 2006, produit à 50 % par les Français de Rosem Films, soutenu par Arte France Cinéma et vendu à l'international par Celluloid Dreams qui le distribue en salles sur 37 copies. Enfin, il faut signaler que les Films du Préau sortent sur 22 copies Monsieur et Monsieur des Tchèques Bretislav Pojar et Miroslav Stepanek, un programme de courts métrages d'animation pour enfants, et qu'Ad Vitam mise 15 copies sur le documentaire La dignité du peuple de l'Argentin Fernando Solanas, coproduit par les Suisses de Thelma Film et de TSR. Autant de films qui affronteront quatre nouveautés américaines dans un contexte global de regain de forme de la fréquentation avec quatre films français classés de la seconde à la cinquième place au box-office la semaine dernière : Les aristos de Charlotte de Turckheim (308 000 entrées en cinq jours), Quand j'étais chanteur de Xavier Giannoli (590 000 sopectateurs en 11 jours), Président de Lionel Delplanque (148 000 entrées en cinq jours) et Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret (548 000 entrées en 19 jours.
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Les "Indigènes" réhabilités
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| Crédit Photo : Mars Distribution | |||
| Les quatres principaux interprètes du film "Indigènes | |||
L'actualité cinéma est dominée par "Indigènes" qui met en avant l'engagement des soldats venus des colonies lors du dernier conflit mondial.
A suivre également Meryl Streep dans la comédie "Le diable s'habille en Prada".
Indigènes, de Rachid Bouchareb (France, Maroc, Algérie, Belgique, 2H08) avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila
Tourné au Maroc et en France, Indigènes suit les pas de Saïd (Jamel Debbouze, co-producteur du film), Abdelkader (Sami Bouajila), Messaoud (Roshdy Zem) et Yassir (Samy Naceri), de jeunes "Nord-Africains" qui en 1943, s'engagent dans l'armée française pour libérer la "mère patrie" de l'ennemi nazi. Peu évoqué dans les manuels scolaires, l'engagement de ces 130.000 tirailleurs, goumiers et tabors algériens, marocains et tunisiens sera déterminant dans le succès de la campagne d'Italie et la victoire des Alliés.
Couronnée d'un prix collectif d'interprétation masculine à Cannes, cette fiction au lourd budget de 14 millions d'euros réveille les consciences en dévoilant l'ingratitude de la République envers ses soldats venus des colonies, qui ont joué un rôle actif à la libération de la France en 1944. Son ambition est "d'ouvrir un chapitre de l'Histoire de France", selon son réalisateur, un Français d'origine algérienne qui a mis cinq ans à le tourner. La leçon d'histoire donnée par ce film très didactique, avait été longuement applaudie au festival de Cannes pour son vibrant plaidoyer en faveur de ces soldats quasiment rayés de la mémoire collective. Juste avant le générique de fin, un texte rappelle que les anciens combattants indigènes ont vu leurs retraites et leurs pensions d'invalidité gelées à leur niveau de 1959 par une loi dite de "cristallisation".
- Le diable s'habille en Prada de David Frankel (Etats-Unis, 1H50), avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Stanley Tucci, Simon Baker, Emily Blunt
Satire du monde de la mode new-yorkais adaptée du roman à succès du même nom écrit par Lauren Weisberger, Le diable s'habille en Prada offre à Meryl Streep un rôle de femme de pouvoir qui l'a fascinée. "C'est l'un des meilleurs scénarios que j'ai lus depuis longtemps", a-t-elle affirmé à l'occasion de la projection du film au festival de Deauville. Elle y campe Miranda Priestly, rédactrice en chef du magazine new-yorkais "Runaway", qui fait et défait les tendances de la mode au gré de ses diktats. Pour la seconder, elle embauche, à la surprise de ses employés, une jeune femme, Andy (Anne Hathaway), qui ignore tout d'elle, du magazine et, comble de provocation, est totalement dépourvue de style. Ces deux femmes en apparence si dissemblables vont se rapprocher et se dévoiler au contact l'une de l'autre.
Meryl Streep a conféré une certaine humanité au personnage de Miranda Priestly, véritable "dragon" dans le roman. "Ce qui m'intéressait, c'est de voir qu'une femme puissante, surtout en Amérique, est toujours perçue avec suspicion, dédain et méfiance", a confié l'actrice au magazine Studio d'octobre. "Si un homme agissait comme Miranda, cela ne dérangerait personne, ce serait 'normal'", a-t-elle affirmé, ajoutant : "dans ce pays, il faudra que l'on ait un jour une femme président pour, enfin, balayer clichés et idées reçues sur le comportement des femmes à responsabilités !".
Et aussi :
- Hard Candy de David Slade (Etats-Unis, 1H43) avec Patrick Wilson, Ellen Page, Sandra Oh
- La dignité du peuple, documentaire de Fernando Solanas (Argentine, 2H00)
- Neil Young: Heart of Gold documentaire de Jonathan Demme, (Etats-Unis, 1H43)
- Les amitiés maléfiques d'Emmanuel Bourdieu (France, 1H40) avec Malik Zidi, Thibault Vinçon, Natacha Régnier, Dominique Blanc, Jacques Bonaffé
- Monsieur et monsieur, trois courts métrages d'animation pour enfants de Bretislav Pojar et Miroslav Stapanek (République tchèque, 43 minutes)
- Voiture de luxe (Chine, 1H28) de Wang Chao avec Tian Yuan, Wu Youcai, Li Yiqing
- She's the man d'Andy Fickman (Etats-Unis, 1H45) avec Amanda Bynes et Channing Tatum
source:http://tf1.lci.fr/infos/culture/cinema/0,,3335115,00-indigenes-rehabilites-.html
00:05 Publié dans jamel debbouze et film Indigènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La pension des "Indigènes" enfin revalorisées

00:03 Publié dans jamel debbouze et film Indigènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jamel, cinema


